6 janvier 2007

Janvier en été

Classé dans : Actualité, Société — aviscontraire @ 12:45

Janvier est le mois le plus froid de l’année.  Je m’attends toujours aux températures les plus extrêmes pour ce mois : moins 30 degrés celcius, la voiture qui ne démare pas, les narines qui collent quand on inspire, 40 cm de neige en une nuit, le pelletage, les conditions routières…

À la plageSommes-nous vraiment en janvier?

Pouvons-nous encore douter de l’existence d’un réchauffement planétaire?  Je ne crois pas.

Mais, est-ce qu’on a raison de s’allarmer d’un tel réchauffement?

Selon plusieurs spécialistes, le réchauffement planétaire pourrait avoir les conséquences suivantes :

1- Fonte des pôles.

2- Hausse du niveau des océans, inondation des littoraux et de toutes les villes côtières.

3- Augmentation de la fréquence et de la puissance des catastrophes de type: ouragans, typhons, cyclones et tornades.

4- Hausse des températures dans certaines parties du monde.

5- Baisse des températures dans d’autres parties du monde (en Europe).

6- Désertification pouvant causer une baisse des réserves mondiales d’eau et de nourriture.  Famine.

7- Augmentation des maladies épidémiques.

Reste à savoir si toutes ces craintes sont fondées.  Personnement, je souhaite que ces brillants scientifiques se soient trompés, mais je n’en suis pas sure.  Cependant, il existe peut-être un courrant alarmiste qui exagère les conséquences de ce dérèglement du climat.

Quoi qu’il en soit, si tout ça est vrai, ça risque de se traduire par beaucoup de mortalité.

La fonte des pôles se vérifie de plus en plus, en particulier dans l’Artique.

Pour ce qui est de la hausse du niveau des océans, je sais que certaines petites îles sont en train de disparaître.

La fréquence des tornades et ouragans a-t-elle vraiment augmenté?  L’année 2006 a été tranquille de ce côté, cependant, l’année 2005 a été exceptionnelle.  Il n’y a qu’à se rappeler des ouragans Katrina, Rita et Orphélie.

La hausse des températures se constate très bien en ce mois de janvier complètement détraqué.

Selon la théorie, la fonte des glaciers causera l’arrêt ou le ralentissement du Gulf Stream.  Ce dernier amène les eaux chaudes vers l’Europe, ce qui fait que sur le même parralèle que nous, les Européens ont des températures beaucoup plus clémentes.  L’hivers 2005-2006 a été exceptionnellement froid et enneigé en Europe.  Peut-être sagit-il d’un phénomène exceptionnel, mais peut-être que le Gulf Stream est en train de ralentir.

Quand à la désertification, c’est déjà une réalité dans plusieurs partie du monde.  Mais cela ne signifie pas que le réchauffement planétaire en est la cause.

Pour ce qui est des maladies épidémiques, je n’ai pas vraiment d’information à ce sujet.

À la lumière de toutes ces informations, il est normal de s’inquiéter, mais pas de panique.  Vivre dans la peur ne sert à rien et personne ne connait vraiment l’avenir.

Cependant, même s’il est bien que chacun fasse sa part, la solution est collective et non individuelle.

Les gouvernements doivent se mobiliser, les entreprises doivent apprendre à compter avec leur rejet.  L’opinion publique doit faire pencher la balance, la population doit rester solidaire.

L’avenir seul nous dira comment la situation va évoluer.

29 décembre 2006

Bonne année 2007

Classé dans : Divers — aviscontraire @ 10:42

Comme à chaque année, je ne prendrai pas de résolution.  Mes mauvaises habitudes, j’y met fin quand je suis prête.  Choisir un moment particulier pour arrêter quelque chose est inutile.

Pour se débarasser d’une mauvaise habitude, il faut l’avoir tuée dans son esprit.  Si je continue de manger, boire ou inhaler la mauvaise habitude jusqu’à une date fatidique.  La mauvaise habitude restera vivante et donc, elle ne partira pas parce que j’y ai mise une date d’expiration.

Cependant, pour 2007, j’ai des voeux:

1- Que les voitures électriques et hybrides prennent de plus en plus de place sur le marché

2- Que les américains se retirent de l’Irak.

3- Que le fantôme de Saddam Hussein viennent hanter G.W. Bush.

4- Qu’on trouve un moyen d’ensemenser le désert.

5- Qu’on trouve des peuves que la vie existe sur d’autres planètes.

6- Qu’on refonde le calendrier pour être capable d’installer une semaine de quatre jeudi et ainsi permettre la réalisation de tant de promesses.

De mon côté, je vous souhaite avant tout la santé. Pour le reste, je laisse le soin aux tantes avec bec en pincettes de vous le souhaiter ce 31 décembre.

Joyeuse année 2007

18 décembre 2006

Vive le solstice d’hivers

Classé dans : Divers — aviscontraire @ 18:52

Je vous souhaite un joyeux sostice d’hivers en cette fin d’année 2006.  Parce que la source même de Noël, c’est le solstice d’hivers : cette journée du 21 décembre où la nuit dure le plus longtemps.  Le solstice n’a pas toujours été le 21, cela varie légèrement avec les siècles.  Le 25 décembre a déjà été une journée de solstice d’hivers.

Nos ancêtres vivaient au rythme des saisons.  En bonne observateurs, ils observaient les étoiles mémorisaient les jours et célébraient les changements de saison.

Le solstice d’hivers était, une très grande célébration, on célébrait la victoire de la lumière sur les ténèbres, de la vie sur la mort.  L’église à déplacé la fête de la naissance de Jésus du 6 janvier au 25 décembre pour faire échec à cette fête païenne.

L’équinoxe de printemps était une fête de renouveau.  On y a longtemps fêté la nouvelle année, maintenant remplacé par les fêtes de pâque.

Le sostice d’été était un moment de réjouissances, on allumait de grand feux de joies et on fêtaient jusqu’aux petites heures du matin. N’y a-t-il pas une fête, autour du 21 juin qui donne lieux aux mêmes réjouissances?

Seul l’équinoxe d’automne ne semble pas avoir conservé de tradition ancienne.  À moins que l’action de grâce quelque peu déplacé ait un quelconque lien.  Là dessus, je ne peux m’avancer.

Pour revenir au 25 décembre, que nous célébrions la naissance de Jésus, le solstice d’hivers, la victoire de la lumière sur les ténèbres, le dieu Mitra ou le dieu Sol, l’important, c’est de célébrer avec la famille ou les amis le plaisirs d’être là, d’être ensembles,  pour célébrer.

Joyeux Noël!

Joyeux solstice d’hivers!

Joyeuses célébrations!

7 décembre 2006

Ma liste de cadeaux

Classé dans : Réflexion — aviscontraire @ 18:22

cloche 

Comment les enfants d’aujourd’hui peuvent-ils être émerveillés par Noël autant que je l’ai été?  Les jouets sont tellement bons marchés qu’ils en reçoivent à la tonne. 

Moi je ne recevais qu’un gros cadeau de mes parents et trois petits cadeaux de mes frères et soeurs.  Avec notre argent de poche, nous achetions des cadeaux pour tout le monde.  Mais avec 1$ par semaine, ce n’était pas toujours facile de trouver quelque chose.  J’ai parfois du faire preuve d’ingéniosité.

Quand j’avais quatre ans, mes parents on littéralement fabriqué nos cadeaux.  En bon hébéniste amateur, mon père a fabriqué des petits lits pour les poupées pour moi et ma soeur, et un train de bois à mon frère.  Ma mère a recouvert les matelas.  Ce fut un très beau Noël.

Je pouvais rêvasser pendant des heures devant les boîtes multicolores qui s’accumulaient sous la sapin à mesure que le jour “N” approchait.  Pourtant, je ne recevais qu’un gros cadeau et mes prochains cadeaux, je ne devais les recevoir qu’à mon anniversaire.

Comment des enfants qui ont tout rêvent-ils de Noël?

Le plaisir de recevoir n’est pas plus important que le plaisir de donner.  Dans le temps, j’avais beaucoup de plaisir à trouver des cadeaux pour tout le monde malgré mes faibles moyens.  J’espérais toujours trouver le cadeau qui pourrait plaire et quand je tombais pile, j’étais très fière de moi.  Cependant, je ne peux être fière d’avoir été la bailleuse de fonds d’un cadeau trouvé dans une liste.

De nos jours, il faut courrir les magasins, liste à la main et jouer du coude dans une foule dense.

Comment un cadeau qu’on a demandé peut-il surprendre et émerveiller?  Un cadeau n’est jamais un dû.  C’est une marque d’affection.

À bas les liste de cadeaux!  À bas les jouets bon marché!  J’exige le retour de l’orange dans le bas (ou du moins son équivalent) et surtout, le retour de l’émerveillement devant un sapin et ses cadeaux, donné de bon coeur, sans prétention.

5 décembre 2006

Assistons-nous à la sixième grande extinction?

Classé dans : Réflexion, Société — aviscontraire @ 18:08

Dans l’histoire de notre planète, il y a eut 5 grandes extinctions, dont la plus récente concerne les dynosaures.  L’une d’entre elle a été causée par un réchauffement planétaire, lui-même causé par une activité volcanique intense.  Ces périodes d’extinctions se sont étendues sur plusieurs dixaines de milliers d’années.

L’astéroïde qui a tué les dynausores, par exemple, ne les a pas tous tués le même jour.  Elle a marqué le début de la fin.  Ils sont passés en quelques années d’un monde d’abondance à un monde rigoureux et stérile.

Ce qui me ramène à notre époque.  Oui, il y aura une sixième extinction…  Il y aura peut-être aussi une septième et une huitième extinction.  Ce qui importe c’est quand cela aura-t-il lieu et quelle en sera la cause.

Ça pourrait avoir déjà commencé.  Dans ce cas, nous en serions la cause.  Je parle ici du réchauffement planétaire. Et là, je n’exposerai pas la liste des choses à faire pour économiser l’énergie.  Tout le monde connait la chanson, maintenant.

Le fond du problème ne vient pas de la responsabilité individuelle, mais collective.  C’est la société qu’il faut repenser.

Cette société fonce à 100 à l’heure.  Elle veut tout et tout de suite.  Tout est exploitable, tout est vendable.  Et la science vient en renfort pour créer des technologies en plus époustouflante, toute de suite exploitée, ensachée et vendue. 

Dans cette compétition rageuse, notre bel échoe-système en fait les frais.  Je ne mentionne pas la planète, parce que la planète n’est pas en danger.  Elle s’est remise de bien d’autre catastrophes dans le passé.

La vie présente sur Terre à notre époque, y compris nous est en danger, pas la planète.

Il faut donc repenser la société.

Aux États-Unis, par exemple, une école se chauffe avec les émanations de méthane du fumier de vache.  Mais, il s’agit là d’une seule école.  Ce qu’il faut, c’est un effet mirroir.  Chaque école devrait être jumelé avec une ou plusieurs fermes pour utiliser ce système de chauffage.  Ainsi, non seulement les écoles, ne se chauffe plus au mazout polluant, mais le méthane dégagé par le fumier ne va pas dans l’athmosphère. Effet mirroir intéressant.

Il existe un principe scientifique comme quoi “Rien ne se perd, rien ne se créé”.   Dans une société revue et corrigée, tout résidu peut être utilisé et créer à son tour.

En pratique, quelqu’un qui démarre une entreprise polluante, en plus de faire son plan d’affaire, d’emprunter, de s’incorporer, devra aussi créer son effet mirroir.   C’est à dire : “La chaleur que mes turbines dégagent peuvent-être chauffer la serre voisine?”; “Le résidus de ma production peut-il servir de matières premières à quelqu’un d’autre, peut-on le transformer à cet effet?”

Il est vrai que beaucoup de résidu ne semble pas avoir d’utilité, mais je suis sur que la recherche prouvera le contraire. 

29 novembre 2006

Dans le bon vieux temps…

Classé dans : Divers — aviscontraire @ 20:19

J’imagine un homme de croc magnon, dans sa caverne, se préparant à partir à la chasse au mamouth et se rappelant que dans le bon vieux temps, tout était mieux.  À l’époque on attachait les fourrures ensembles au lieu de les coudres.  Il fait plus chaud dans des fourrures cousus, mais les femmes ne passaient pas des heures d’hivers, juste à coudre, il y avait plus de temps pour les distractions.  Soupire! C’était le bon vieux temps et la technologie a encore tout gâchée.

Dans le temps aussi, si un clan rival se disputait un territoire de chasse, on organisait une expédition punitive et tout allait au plus fort.  Depuis, les choses ont changé, on parlemente, on échange des fourrures et des statuettes. 

Le bon vieux temps, c’est toujours mieux.

Le paysan égyptien qui sue sang et eau sur la pyramide de son Pharaon pour gagner son paradis rêve aussi du bon vieux temps.  Du temps où on se contentait d’enterrer les gens dans le désert et voilà tout.

Jules César au sommet de sa gloire se disait que la ville avait bien changé que la jeunesse était plus impétueuse.  Tout le monde autour de lui rêvait du temps où ils n’avaient pas d’empereur.

Dans mille ans, on se dira que le vingt-et-unième siècle, c’était le bon vieux temps.  Dans ce temps là, les gens avaient un travail fixe. Quand il rentrait le soir, ils s’installaient devant la télé et ne pensaient à rien d’autre. C’était le bon vieux temps.

Le bon vieux temps n’existe pas.  Chaque époque porte sa part de soucis et de réconfort.  Et surtout: les choses changent tout le temps.  C’est dans la nature humaine d’innover.

Qui sait, ce fameux rêve du bon vieux temps n’est peut-être que la manifestation d’un manque de stabilité ou de la peur du changement.

D’un autre côté, si les choses ne changeaient jamais, on rêverait de les changer.

Finalement, rien ne vaut maintenant!

25 octobre 2006

La guerre de la boucane

Classé dans : Société — aviscontraire @ 17:44

D’un côté, il y a ceux qui choisissent de fûmer et de l’autre, il y a ceux qui choisissent de ne pas fûmer.  Le fond du problème est que quand on les mets ensembles, il y en a toujours
qui sont brimés.

Avec la nouvelle loi sur l’interdiction de fûmer dans les bars, les fumeurs perdent un droit qu’ils croyaient aquis.  Mais quand c’était permis, les non-fumeurs n’avaient pas le droit d’aller dans les bars sous peine de respirer un air qu’ils considèrent comme nuisible.

La liberté de l’un s’arrête où celle des autres commencent. Là est le fond du problème : on respire tous le même air.

Dans ce cas, doit-on créer des guettos pour fumeurs et des gettos pour non fumeur?  Doit-on illégalisé la cigarette?  Doit-on s’en laver les mains et ne rien faire?

Il n’y a pas de solution simple.  Cependant, le début de la solution, c’est le respect mutuel.

Par exemple, à un souper où sont assis ensemble un groupe de fumeur et de non fumeur, un fumeur se tourne vers son voisin, non fumeur, et lui demande si ça lui dérange qu’il fume.  Le non fumeur répond par la négative.  Le fumeur s’allume donc une cigarette, mais la tient sous la table entre deux bouffés, pour ne pas déranger son voisin avec la fûmée secondaire.

Mais de quelle façon un non fumeur respecterait-il un fumeur?  En lui disant quand ça le dérange plutôt que de lancer des regards noirs au fumeur.  Il faut aussi faire preuve de répartie: si le fumeur fume 

en plein air, pourquoi ne pas le laisser faire?  Il est vrai qu’il risque sa santé, mais c’est sa santé, son corps; 

tant qu’il respecte le choix des non fumeurs de ne pas fumer, pourquoi 

le moraliser.  Cela ne fera qu’envenimer le conflit.

Du côté du fumeur, le respect des non fumeurs commence avec les enfants.  Les parents font des choix pour leurs enfants, c’est certain.  Mais ce n’est pas au parent de décider si l’enfant doit fumer dès sa naissance.  L’enfant à le droit de respirer de l’air pur et de commencer la vie en mettant de son côté les meilleurs chances de conserver la santé.  S’il choisit plus tard de fûmer, ce sera son choix. Dans ce sens, je connais une femme qui fumait uniquement dans sa salle de bain en laissant la fan ouverte pour ne pas incomoder sa petite fille.

De mon côté, je ne vous dirai pas dans quel clan je me trouve, à vous de le découvrir.

24 octobre 2006

Prénoms d’aujourd’hui

Classé dans : Société — aviscontraire @ 18:32

Hier, le journal de Montréal parlait des prénoms bizarres dont sont affublés certains enfants.  Il était entre autre question de prénoms tels que “Caresse, Unti-Jésus, Miracle, etc.”

Pour le bénéfice de tous les parents qui souhaitent une vie sociale désastreuse à leurs enfants, voici une liste de prénom qui fera fureur dans la cours d’école :

Abouteille (Viens tu jouer Abouteille?)
Windows (pour les passionnés d’informatique)
MacIntosh (plus sofistiqué)
Linux (Linux est dans la lune)
XXX (après tout, il a bien été conçu après une partie de jambe en l’air)
Bibi (quand il sera adulte, ça fera très sérieux comme nom)
Dieu-est-descendu-sur-terre-pour-me-donner-un-nom (après tout un nom ne peut pas être ordinaire, on pourra toujours le surnommer Dieudonné)
Louche (c’est mieux que Spatule puisque c’est à double sens)

Trève de moqueries, l’originalité, j’aime ça, mais pas le ridicule.  Quand il est bien choisi, un prénom peut être unique, inventé et très jolie, sans aucun risque de moqueries, quand il est bien choisi.  Cependant, un prénom, c’est un nom pour la vie et les enfants affublés de noms trop bizarres ne les garderont pas pour la vie.  Ils les changeront vite fait dès qu’ils auront atteint l’âge adulte.

22 octobre 2006

En attendant l’hivers

Classé dans : Divers — aviscontraire @ 11:35

En attendant

D’un côté, il y a ceux qui maugrés contre le mauvais sort : un été déjà passé et bientôt, un autre enfer blanc;  ceux-là même pour qui l’hivers, c’est 6 mois par année.

De l’autre, il y a les sportifs d’hivers, qui attendent avec impatience les premiers flocons pour dévaler les pentes ou envahir les patinoirs.

Moi, je me situe au milieu.  Je n’aime pas les tempêtes quand je dois me déplacer, je crains le verglas, je déteste les route de campagne en hivers et je trouve que ça coute pas mal cher en électricité.

J’aime aussi les gros flocons qui tombent lentement sur la campagne. J’attends avec impatience les premières neignes qui amène un peu de lumière aux paysages mornes de fin d’automne.  Et de toute façon, à moins d’une température de -30 et d’un facteur vent dérangeant, quand on s’habille bien, on est confortable.

Alors, l’hivers, le pire de l’hivers, ce n’est pas 6 mois par année, mais un seul mois : janvier, le mois de tous les extrêmes.  Et un mois ça, passe vite.

L’hivers, attendu ou craint, est innévitable.  Alors pourquoi s’en faire?

21 octobre 2006

Sommes-nous paresseux?

Classé dans : Actualité — aviscontraire @ 11:10

Il suffit parfois de peu de choses pour semer la contreverse.  Un commentaire tiré d’une statistique selon laquelle les Québécois travaillent légèrement moins d’heures que le reste du Canada.  Il faut aussi un journal pressé d’afficher l’insulte en carractères gras et en lettres majuscules “Les Québécois sont paresseux!”  Et voilà: le scandale est lancé.

Je travaille quarante heures par semaines, je fais très rarement des heures supplémentaires et j’en suis contente.  Il y a des journées, trop fréquentes, ou tout va de travers, je reçois une quarantaine de courriels, beaucoup d’appel; je dois refaire des documents; je dois dépaner tout le monde et assister à de trop longues réunions.  Je rentre chez moi épuisée, parfois stressée et qu’est-ce que je vois : un journal qui me dit que je suis paresseuse, ou du moins, que j’appartiens à un peuple de paresseux.

J’ai réagit comme tout le monde, je me suis sentie insultée.  Puis, j’ai regardé autour de moi et je me suis dit: vraiment?

J’ai alors constaté du laissé-aller, un peu partout.  Et là je ne vise personne, et je ne cherche pas à généraliser.  D’un côté, il y a des syndiqués qui n’attendent que d’avoir leur permanence pour ralentir le rythme.  Il y a aussi les syndicalistes qui insitent les bons travailleurs à se tenir tranquille pour éviter la compétition entre collègue.  De l’autre, il y a les enfants-rois qui arrivent sur le marcher du travail et qui veulent tout, tout de suite, sans faire aucun effort.

Mais, est-ce un comportement généralisé ou marginal?  J’ai beau regarder la statistique, elle ne montre qu’un chiffre englobant l’ensemble du Québec.  Tient-elle compte du vieillissement de la population, envoyant de plus en plus de gens à la retraite?  Tient-elle compte des emplois précaires et à temps partiel, sans doute plus fréquents dans une société où les PME prenent plus de place?  Tient-elle compte des mises à pied massives dans le secteur du bois d’oeuvre?  Tient-elle compte de la crise de la vache folle?  Tiens-t-elle compte du nombre important de familles monoparentales où le chef de famille doit s’occuper seul de sa famille en plus de son travail?

On ne peut pas enfermer une société derrière une simple et unique statistique.  Un peuple, c’est une tapisserie de diversités.

Cependant, je me dois de lancer un avis à ceux qui se cache derrière une convention collective ou autre excuse.  Quand je travaille, je vends un service à l’entreprise qui m’emploie.  Comme vous, je refuse d’être exploitée et j’aime la sécurité d’emploi.  Cependant, j’ai promis des heures contre de l’argent et je tiens mes promesses.  C’est une question d’honneur, de fierté.  Peut importe les ressentiments que je pourrais avoir contre mes employeurs, je donnerai toujours le meilleur de moi-même.  Pour moi, pour le bien de l’entreprise (et donc la sauvegarde

de nos emplois), pas pour un syndicat et pas pour un patron.