La guerre de la boucane
D’un côté, il y a ceux qui choisissent de fûmer et de l’autre, il y a ceux qui choisissent de ne pas fûmer. Le fond du problème est que quand on les mets ensembles, il y en a toujours
qui sont brimés.
Avec la nouvelle loi sur l’interdiction de fûmer dans les bars, les fumeurs perdent un droit qu’ils croyaient aquis. Mais quand c’était permis, les non-fumeurs n’avaient pas le droit d’aller dans les bars sous peine de respirer un air qu’ils considèrent comme nuisible.
La liberté de l’un s’arrête où celle des autres commencent. Là est le fond du problème : on respire tous le même air.
Dans ce cas, doit-on créer des guettos pour fumeurs et des gettos pour non fumeur? Doit-on illégalisé la cigarette? Doit-on s’en laver les mains et ne rien faire?
Il n’y a pas de solution simple. Cependant, le début de la solution, c’est le respect mutuel.
Par exemple, à un souper où sont assis ensemble un groupe de fumeur et de non fumeur, un fumeur se tourne vers son voisin, non fumeur, et lui demande si ça lui dérange qu’il fume. Le non fumeur répond par la négative. Le fumeur s’allume donc une cigarette, mais la tient sous la table entre deux bouffés, pour ne pas déranger son voisin avec la fûmée secondaire.
Mais de quelle façon un non fumeur respecterait-il un fumeur? En lui disant quand ça le dérange plutôt que de lancer des regards noirs au fumeur. Il faut aussi faire preuve de répartie: si le fumeur fume
en plein air, pourquoi ne pas le laisser faire? Il est vrai qu’il risque sa santé, mais c’est sa santé, son corps;
tant qu’il respecte le choix des non fumeurs de ne pas fumer, pourquoi
le moraliser. Cela ne fera qu’envenimer le conflit.
Du côté du fumeur, le respect des non fumeurs commence avec les enfants. Les parents font des choix pour leurs enfants, c’est certain. Mais ce n’est pas au parent de décider si l’enfant doit fumer dès sa naissance. L’enfant à le droit de respirer de l’air pur et de commencer la vie en mettant de son côté les meilleurs chances de conserver la santé. S’il choisit plus tard de fûmer, ce sera son choix. Dans ce sens, je connais une femme qui fumait uniquement dans sa salle de bain en laissant la fan ouverte pour ne pas incomoder sa petite fille.
De mon côté, je ne vous dirai pas dans quel clan je me trouve, à vous de le découvrir.
novembre 12th, 2006 at 21:32
Je pense que les fumeurs ne s’en font pas trop sur l’opinion que les autres ont d’eux. Ils ne se rendent pas compte que l’incommodation est réelle. Vous n’avez qu’à vous promener à MOntréal près des édifices gouvernementaux pour voir à quel point l’opinion des passants ne compte absolument pas. Je crois que c’est à cause d’un principe bien connu…l’union fait la force!
Salut!