Dans le bon vieux temps…

J’imagine un homme de croc magnon, dans sa caverne, se préparant à partir à la chasse au mamouth et se rappelant que dans le bon vieux temps, tout était mieux.  À l’époque on attachait les fourrures ensembles au lieu de les coudres.  Il fait plus chaud dans des fourrures cousus, mais les femmes ne passaient pas des heures d’hivers, juste à coudre, il y avait plus de temps pour les distractions.  Soupire! C’était le bon vieux temps et la technologie a encore tout gâchée.

Dans le temps aussi, si un clan rival se disputait un territoire de chasse, on organisait une expédition punitive et tout allait au plus fort.  Depuis, les choses ont changé, on parlemente, on échange des fourrures et des statuettes. 

Le bon vieux temps, c’est toujours mieux.

Le paysan égyptien qui sue sang et eau sur la pyramide de son Pharaon pour gagner son paradis rêve aussi du bon vieux temps.  Du temps où on se contentait d’enterrer les gens dans le désert et voilà tout.

Jules César au sommet de sa gloire se disait que la ville avait bien changé que la jeunesse était plus impétueuse.  Tout le monde autour de lui rêvait du temps où ils n’avaient pas d’empereur.

Dans mille ans, on se dira que le vingt-et-unième siècle, c’était le bon vieux temps.  Dans ce temps là, les gens avaient un travail fixe. Quand il rentrait le soir, ils s’installaient devant la télé et ne pensaient à rien d’autre. C’était le bon vieux temps.

Le bon vieux temps n’existe pas.  Chaque époque porte sa part de soucis et de réconfort.  Et surtout: les choses changent tout le temps.  C’est dans la nature humaine d’innover.

Qui sait, ce fameux rêve du bon vieux temps n’est peut-être que la manifestation d’un manque de stabilité ou de la peur du changement.

D’un autre côté, si les choses ne changeaient jamais, on rêverait de les changer.

Finalement, rien ne vaut maintenant!

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